Le ciel bas, les arbres et le silence

Le ciel bas, les arbres et le silence

Image : Pixabay / _Alicja_ — illustration éditoriale.

Certains chemins n’appellent pas l’étoile filante, mais l’écoute. Celui-ci se révèle entre deux lames de brume, où le vent efface les pas. Il ne mène nulle part, si ce n’est à l’intérieur d’un matin lent.

La marche qui ne pressent rien

Les pierres plates du chemin retiennent à peine l’eau de la nuit. On les touche par réflexe, comme on salue un vieux compagnon de route. Les arbres, eux, se taisent. Leurs branches basses semblent retenir un souffle qui n’appartient qu’à eux. Marche-t-on encore, ou simplement respire-t-on l’air plus lourd de la terre humide ?

Le bocage sous le poids du ciel

Le silence qui écoute

Il n’est pas absence, mais présence à soi. On l’entend dans le froissement des feuilles mortes sous les pas, dans le grincement lointain d’une porte de grange abandonnée. Parfois, un oiseau traverse l’espace sans un cri, comme s’il savait qu’ici, le bruit serait une intrusion.

On s’arrête. On ferme les yeux. Le vent caresse les cheveux, et l’on se demande si ce calme est une fin ou un commencement.

Les pierres anciennes

Elles sont là depuis toujours, ou depuis si longtemps qu’on ne sait plus. Lichens et mousses les ont sculptées à leur manière. On effleure leur surface rugueuse, et l’on se dit qu’elles ont vu passer des siècles de silence, des générations de pas, des milliers de regards perdus vers l’horizon.

Pour prolonger ce moment

Pour prolonger ce moment

Quelques pistes calmes, à explorer sans pression.